Une origine américaine aux racines de la viticulture européenne
Le mot “porte-greffe” évoque pour beaucoup cette rustine viticole venue d’outre-Atlantique après la crise du phylloxéra. Ce puceron minuscule, accident de l’histoire, a ravagé les vignobles européens à partir de 1863, obligeant les vignerons à recourir à des vignes américaines – résistantes, elles, à l’insecte – comme base d’accueil pour nos chers pinots, sauvignons, chardonnays.
Sources : INRAE, OIV
- En France, plus de 99 % des vignes sont aujourd’hui greffées sur une souche américaine ou hybride.
- Le coût d’une replantation intégrale d’un vignoble au XIXe siècle a été évalué à l’équivalent de plusieurs milliards d’euros actuels (source : FranceAgriMer).
Cette leçon d’humilité, imposée par un ravageur, a ouvert un champ immense d’observation sur la cohabitation des espèces, et, au fil du temps, sur leur capacité à armer nos vignes face aux menaces. Mais, face à la diversité des conditions pédoclimatiques, des maladies du bois et du réchauffement, le choix du porte-greffe devient aujourd’hui une science de précision.