Introduction : à l’heure du sécateur, quand la précision fait la différence
Arrive septembre. Dans les coteaux de Verdigny, l’air se fraichit, le raisin prend son ultime couleur, et les sécateurs se lèvent. La récolte manuelle, rythmée par la main humaine, reste un moment suspendu dans l’année viticole : presque un rite, mais aussi un défi technique, surtout sur nos terroirs de silex où la moindre maladresse coûte cher à la vigne et au vin.
Mais pourquoi tant d’efforts pour préserver une baie lors des vendanges manuelles ? Parce qu’érafler, éclater ou comprimer une baie avant qu’elle n'entre en cuverie, c’est ouvrir la porte à l’oxydation, à la perte des arômes, parfois même à la dégradation microbienne. Le vin se joue là, au ras du pied, dans cette course tendue où rapidité, délicatesse et savoir-faire s’entrecroisent.