Pourquoi chaque parcelle a-t-elle son importance ?
Le vignoble sancerrois, comme beaucoup d’autres en France, est composé d’une pluralité de sols et de microclimats. Une cartographie détaillée révèle que sur moins de 2 900 hectares, on trouve :
- Des calcaires durs des “caillottes”
- Des argiles lourdes des “terres blanches”
- Des sols truffés de silex à l’est
Chacune de ces unités réagit différemment aux aléas climatiques. Un orage au mauvais moment, un coup de chaud, un excès ou un manque d’eau, tout cela impacte la maturité des raisins. D’après l’INRAE (Institut National de Recherche pour l’Agriculture, l’Alimentation et l’Environnement), le écart de maturité peut atteindre plus de 10 jours entre deux parcelles récoltées le même jour dans un domaine sancerrois donné.
Quelles conséquences ? Vendanger trop tôt, c’est risquer des vins verts, sur la tension, manquant de matière. Attendre, c’est prendre le risque de perdre de la fraîcheur, de tomber sur une rafle fatiguée, voire de s’exposer à la pourriture. Le suivi parcellaire, c’est donc la discipline qui évite que le hasard ne décide à votre place.