Et après ? Le bio, point de départ d’une viticulture du vivant
Quand le logo vert s’affiche sur la première étiquette, le plus dur n’est pas derrière, mais devant. La vie d’un domaine bio à Verdigny, c’est l’apprentissage d’une nature moins prévisible, d’un engagement éthique qui se renégocie chaque saison. Beaucoup de vignerons vont plus loin, testant la biodynamie, les couverts permanents, ou s’essayant à la certification en agroforesterie pour aller plus loin dans l’équilibre écologique.
En France, 54 300 hectares de vigne étaient en bio ou en conversion fin 2022 (Agence Bio). À l’échelle du Sancerrois, moins de 15% des surfaces sont aujourd’hui certifiées (contre 33% en Alsace, 20% en Loire-Atlantique). Ce n’est pas un progrès linéaire, ni uniforme. Mais chaque conversion réussie raconte la même histoire : celle d’un vigneron qui parie sur son terroir, sur la vie du sol, sur la patience. Et sur l’attachement indéfectible aux racines familiales, sans pour autant se fermer à l’innovation.
Sources : Agence Bio, ITAB, Météo France, FranceAgriMer, INAO, Chambre d’Agriculture du Cher, IFV Val de Loire.