Une parenthèse de craie : identité et particularités des terres blanches
Dans l’imaginaire collectif, Sancerre c’est des pentes, beaucoup de Sauvignon blanc, et ce patchwork de sols qui façonne les vins. Mais il est un terroir, entre Ménétréol, Chavignol et Verdigny, où la terre porte un manteau presque lunaire : ce sont les terres blanches. Nom trompeur, car au toucher, elles s’émiettent en mottes crayeuses, acérées de fossiles d’huîtres, témoins d’une mer disparue (Oxfordien supérieur, entre 155 et 160 millions d’années selon le BRGM).
- Nature géologique : argiles à dominante calcaire, pauvres en matières organiques, riches en carbonate de calcium.
- Couleur et structure : très claires, compactes une fois humides, friables par temps sec.
- Implantation : principalement au sud-ouest de l’appellation, en altitude intermédiaire.
Leur spécificité hydrique, nous y voilà : leur capacité de rétention d’eau, leur réaction face à la chaleur sont distinctes de celles des caillottes et silex du reste du Sancerrois. Mais comment expliquer ces différences concrètement ?