Les contraintes réglementaires : une réalité souvent pesante
En France, les Appellations d’Origine Protégée (AOP) imposent des cépages spécifiques et, parfois, les règles de plantation selon les sols ou expositions. Ces contraintes limitent la fantaisie du vigneron, mais garantissent une adéquation entre terroir et cépage. Ainsi, certaines grandes parcelles béarnaises seront réservées au Petit Manseng, d’autres à l’Ugni blanc en Armagnac, tandis qu’en Champagne, la triplette Pinot Noir, Chardonnay, Pinot Meunier se répartit selon l’orientation et la nature du sol — pas uniquement la taille de la parcelle.
Mais les avancées techniques et le changement climatique bousculent les règles. La Loire expérimente la plantation d’Alvarinho, issu du Portugal, sur de plus grandes parcelles pour tester résistance et expression aromatique (cf. projet Adivin, 2023). Ce mouvement, timide mais réel, suggère que la « réservation » des grandes parcelles à certains cépages pourrait être plus souple demain qu’hier.