Du cuivre au compromis : l’histoire d’une quête d’équilibre
À Verdigny, en lisière du Sancerrois, le paysage est marqué, au fil des saisons, par les contestations, les essais et les réadaptations. L’étiquette « biologique » n’est ni une ligne d’arrivée, ni un blanc-seing. Derrière la démarche, il y a surtout une exigence : comment préserver la vigne, la terre et la santé du vigneron tout en limitant le recours aux produits extérieurs, ces célèbres « intrants » ? Car même en bio, les solutions miracles n’existent pas, et le cuivre n’a jamais vraiment eu le goût du miracle.
Mais réduire la dépendance aux intrants, c’est avant tout embrasser les incertitudes du métier. Il s’agit de revisiter les fondements de la protection du végétal, de composer avec le relief, l’exposition, les années capricieuses et la mémoire transmise. À Verdigny, la question fait débat et appelle des réponses concrètes, issues des terres, mais aussi de l’observation et de l’échange.