L’efficacité : entre intuition et science. Où en est-on ?
Des essais menés en Bourgogne dès 2016, relayés par le Vinopôle Centre-Val de Loire (vinopole.com), montrent que la décoction de prêle permet une baisse de l’incidence du mildiou de 20 à 30 % sur les parcelles non traitées chimiquement, surtout en année peu humide. D’autres études, menées par l’INRAE et le réseau BioVif (bio-vif.com), concluent que les tisanes seules sont rarement suffisantes lors de pressions fortes (printemps exceptionnellement pluvieux, années “explosives” de maladie), mais qu’associées à des doses très réduites de cuivre ou soufre, elles en optimisent l’efficience (jusqu’à 30 % de produits de synthèse en moins sur l’année, chiffres INRAE 2022).
Le facteur décisif ? L’observation. Les viticulteurs qui intègrent ces préparations ne se contentent pas d’un mode d’emploi figé : ils goûtent, palpent, sentent, adaptent aux besoins du millésime et du terroir.