Retours du terrain : exemples, anecdotes et observations
Dans le Sancerrois comme dans d'autres régions viticoles, plusieurs retours montrent le rôle décisif de ces abris. Un relevé de la LPO Pays de la Loire (Programme Agrifaune, 2021) souligne que la pose de 30 nichoirs à mésanges sur 24 ha de vigne a doublé la présence de mésanges charbonnières et réduit la pression des vers de la grappe de 32 %. À Léognan, en Bordelais, le suivi Bat-Box d’un domaine a permis de répertorier en quatre ans sept espèces différentes de chauves-souris utilisant 15 nichoirs, du minuscule murin de Daubenton à la pipistrelle commune.
Plus localement, à Verdigny-du-Cher, on raconte qu’une colonie de pipistrelles, installée depuis trois ans dans la boîte en béton de bois, hante désormais les rangs le soir venu. Les vendangeurs n’y prêtent plus attention. Mais la diminution notable de la pression des papillons nocturnes, très gourmands de feuilles jeunes, s’est fait sentir dès la deuxième année.
À noter : l’observation de déjections au sol, le passage discret au crépuscule – voilà les premiers signes d’occupation des abris installés. Mais chez les chiroptères, il faut parfois deux à trois ans avant qu’un nichoir trouve ses habitants. Patience – la même que celle des ceps.