Le débat : s’adapter selon les années
L’un des grands enseignements des dernières décennies, c’est qu’il n’existe pas de solution miracle. Chaque vigneron adapte son enherbement. Dans certains étés historiques (2019, 2022), les parcelles totalement enherbées ont montré des signes de stress plus marqués. À l’inverse, en 2021 – printemps pluvieux, été tempéré – la couverture végétale a favorisé l’infiltration de l’eau, limité l’érosion, et fait gagner en souplesse lors des vendanges.
- Enherbement partiel (1 rang sur 2) : compromis apprécié en cas d’années sèches
- Enherbement temporaire : broyage ou roulage dès le début de la sécheresse pour minimiser la concurrence
- Recours à des mulchs, ou « faux-semis » pour limiter les repousses en période critique
L’INRAE a également mis en avant que la diversité floristique de l’enherbement détermine le rapport eau/concurrence : des légumineuses bien implantées (trèfle, luzerne) consomment moins d’eau que des graminées à enracinement superficiel (INRAE).